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Ce mardi 15 mai à 20h30, Maison des Associations du quartier Récébédou, la FCPE organise une soirée conférence-débat autour du thème « L'école que nous voulons… ». Cette soirée s'articulera autour de deux temps forts .
Premièrement, l'intervention du 1er vice président de la FCPE 31, Pascal Astruc, sur le thème du système scolaire actuel, ce que nous avons, ce que nous perdons petit à petit au niveau du système éducatif et risquons de perdre si nous ne nous mobilisons pas, mais aussi ce qu'il y aurait à améliorer. Son discours portera aussi sur les dix priorités à mettre en place pour la rentrée scolaire 2011/2012. La FCPE - porteuse du message que la société future se construit à travers la politique de l'éducation et les pratiques éducatives - a une vision de ce que devrait être l'éducation nationale et soutient un projet éducatif (ambitions FCPE, des couleurs pour l'école) orienté autour de 3 grands axes : l'enfant, l'école et la société ; les liens entre les parents d'élèves et la communauté éducative ; pour un service public d'éducation ambitieux et des politiques publiques renforçant la cohésion sociale. Ensuite, la projection d'un film de 45 minutes « Un parmi les autres » sur le travail des RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux enfants en difficultés), en présence d'un intervenant du Rased, afin de montrer que la disparition progressive des postes de Rased, la redéfinition de leurs secteurs d'interventions et à terme leur disparition auraient un impact sur l'ensemble des enfants d'une classe, et pas uniquement sur les élèves dits en difficulté : perdre une aide pour quelques uns aurait un impact pour tous, et de ce fait, tout le monde est concerné. Marion Maurette, présidente du conseil local primaire de la FCPE de Portet-sur-Garonne, vous invite donc à venir assister à cette soirée ouverte à tous dont l'entrée est gratuite.
La rentrée 2012 risque d'être mouvementée. Photo / CMT Patrice Nin
L’éducation, voilà un des thèmes redondants de cette campagne présidentielle. De la suppression de postes au manque de formation des enseignants, la rentrée 2012 promet d’être forte en réformes et en changements.
A l’heure où une nouvelle gouvernance politique se met en place, les débats autour de l’éducation vont bon train. « Pendant 5 ans nous avons pût assister à une destruction du service public qu’est l’éducation » souligne Hélène Rouche, présidente de la FCPE 31. Professeurs sous qualifiés, rythme scolaire surévalué, manque de moyens et suppressions de postes… Voilà les conclusions que tire actuellement le collectif « Sauvons l’école », entre autre composé par la FCPE, le FSU et le SE-UNSA. Dans ce sens, cette mobilisation de parents d’élèves, de professionnels de l’éducation et d’élus lance une campagne nommée « 10 urgences pour la rentrée 2012 ». « Nous souhaitons discuter et négocier ensemble sur un projet et des méthodes de fonctionnement différentes » lance Christian Bélinguier, l’un des piliers du FSU. Les membres de cette association toulousaine s’endentent à dire que « cette liste d’urgences est une approche très pragmatique mais que cela reste cependant une première étape » dans la modification d’un système éducatif défaillant.
Une école qui doit s’adapter à la société
A l’approche des élections législatives, le département de la Haute-Garonne, représenté par ce collectif, tient une place majeure dans cette « lutte » pour une meilleure éducation. Plus que jamais touché par l’évolution croissante du nombre d’élèves et la baisse du nombre de professeurs, cette zone se veut militante et entend bien développer et étendre ce dispositif à un niveau régional, voir national. Le nouveau contexte politique qui s’annonce aidera peut-être à dissoudre « les conditions inadaptées, difficiles et inacceptables prévues pour la rentrée 2012. » espère la présidente de la FCPE.
Anaïs Alric
La dépêche du midi 10 mai 2012
Formé de la principale association de parents d'élèves, la FCPE, des syndicats d'enseignants et d'associations liées à l'école, le Collectif départemental Sauvons l'école attend beaucoup du changement de cap politique et, d'ores et déjà, il a formulé hier, à Toulouse, dix mesures d'urgence pour la rentrée. « Après la destruction du service public de l'éducation, ce sont les premières pierres du chantier de reconstruction », a résumé Jean-Christophe Nef, secrétaire départemental SE-UNSA. Pour la FSU, Christian Bélinguier a souligné la nécessité « de redonner un sens et un projet à l'école ». Hélène Rouch, présidente de la FCPE, espère aussi sortir de « la guerre de tranchée » avec l'administration.
Les dix mesures sont les suivantes : 1. la restitution des 96 postes de Rased (l'aide aux élèves en difficulté) fermés pour la rentrée 2012 ; 2. côté formation, l'accompagnement des stagiaires et le rétablissement d'un plan de formation continue ; 3. la création de 40 postes pour les 2-3 ans ; 4. l'ouverture aux seuils en élémentaire ; 5. l'amélioration des conditions de remplacement des enseignants ; 6. l'annulation des suppressions de postes administratifs ; 7. l'abandon des évaluations nationales actuelles ; 8. la dotation en livres de tous les élèves de collège ; 9. l'aménagement d'une pause méridienne de 90 mn minimum dans le secondaire ; et 10. la pérennisation des contrats précaires pour accompagner les élèves handicapés.
Le nouveau président de la République tout juste élu, ils maintiennent la pression. Le collectif Sauvons l'école 31, qui regroupe des parents d'élèves et des enseignants, réclame la mise en place de dix mesures d'urgence pour la rentrée de septembre en Haute-Garonne.
Une réflexion sur l'école publique
« Depuis cinq ans, les rentrées scolaires sont de plus en plus difficiles, par manque de moyens financiers et humains, dénonce Hélène Rouch,
présidente de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE 31). Le contexte politique venant d'évoluer, nous recensons les mesures à prendre immédiatement pour redresser l'école ».Le
collectif réclame la restitution des 96 postes des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), qui devaient être initialement fermés à la rentrée 2012. La scolarisation pour
les enfants de 2-3 ans, qui est actuellement de moins de 5 %, est également l'une des revendications, avec la création de 40 postes. La situation des lycées est aussi dénoncée par le collectif
qui assure « qu'avec 31 élèves par classe, il est difficile de faire cours ». Une saturation démontrée mercredi au Capitole, où une vingtaine d'enseignants du lycée professionnel Bellevue ont
fait école. « On nous demande plus de résultats avec moins de moyens, ce qui est infaisable », s'insurge un prof.
Mais c'est surtout la politique éducative du futur gouvernement qui est scrutée. « L'éducation a été dérégulée par une succession de réformes, souligne Christian Bélinguier, secrétaire
départemental du Snuipp-FSU. Il faudra rétablir la concertation sur l'avenir de l'école publique ». Le collectif demande donc l'abandon des évaluations nationales et une dotation en livres pour
tous les élèves de collège. Le prochain conseil départemental de l'éducation nationale, qui dessine la carte scolaire, doit se tenir en juin.
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